Le Dispositif Case management s’inscrit dans le cadre de la nouvelle politique fédérale intersectorielle de soins en santé mentale pour enfants et adolescents, et plus précisément dans son Programme de soins de crise.

 

Il arrive parfois que les professionnels, un jeune – qu’il soit un enfant ou un adolescent – et son entourage se retrouvent dans une impasse, de manière répétée avec au bout une rupture ou un risque de rupture de la trajectoire de prise en charge.

Dans ces situations, le réseau archipel propose et met à la disposition des personnes concernées, un espace de concertation en vue de les aider à co-construire de nouvelles solutions – qui n’existent peut-être pas encore – en vue de répondre spécifiquement et globalement au besoin et à la demande du jeune.

 

Qui peut solliciter une concertation ?

 

  • Les professionnels impliqués dans la santé mentale et le bien-être des jeunes en Brabant wallon,
  • Leurs bénéficiaires, à savoir les enfants et les adolescents de 0 à 23 ans, vivant en Brabant wallon, qui présentent des difficultés qualifiées de sévères, complexes, et multiples et qui demandent, de ce fait, un accompagnement professionnel intersectoriel.

 

Quelles sont les conditions pour pouvoir en bénéficier ?

 

Tout le monde peut en bénéficier pour autant que le jeune concerné se trouve dans une situation problématique sévère, complexe et multiple qui nécessite un accompagnement intersectoriel, et que plusieurs tentatives infructueuses aient été tentées par les professionnels pour sortir de l’impasse avec le jeune.

Le service est gratuit.

 

Comment cela se déroule ?

 

Le jeune et son entourage ou l’un des intervenants investis dans la prise en charge prend contact avec le Case Manager au 0468/09.77.20.

 

Le dispositif de Case management proposé par le réseau archipel Brabant wallon se présente en 6 étapes.

 

 

Le Case manager vérifie si la demande rempli les conditions pour activer le dispositif

 

Outre la vérification des critères permettant de bénéficier du dispositif, le Case manager clarifie la demande.

  • Est-ce que le jeune et son entourage sont informés de l’activation du dispositif de case management lorsque la demande est réalisée par un professionnel ?
  • Est-ce qu’ils ont marqués leurs accords ?
  • Aurait-il des objections/contre-indications à ce qu’ils participent à la concertation avec les professionnels ?
  • Sont-ils prêts à y participer ?
  • Quels sont les partenaires présents dans la situation qu’il y a lieu d’inviter ?
  • Quels sont les personnes ressources non présentes dans la situation qu’il y aurait lieu d’inviter ?

Dans la mesure du possible, le consentement du jeune (et celui de ses représentants légaux) est la condition sine qua non

Si le jeune ne donne pas son adhésion, le Case manager ou l’un des professionnels présents tentera d’obtenir son consentement.

Si en raison de son état et/ou de la dynamique psychique dans lequel il se trouve ou s’enferme, le jeune ne donne pas son accord et qu’il se met en danger, met à mal la prise en charge, ainsi que les professionnels, le Case manager ou le professionnel demandeur l’informera que les professionnels se réuniront avec toutes les personnes utiles en vue de trouver une issue positive et constructive à la situation dans laquelle ils se trouvent tous.

A l’exception de la situation où la présence du jeune à la concertation est contre-indiquée, la présence et la participation du jeune à la concertation est souhaitée et doit être soutenue par tous les partenaires.

Le Case manager clarifie la situation du jeune pour lequel une demande lui est adressée.

 

Selon les circonstances et en concertation avec le demandeur, un entretien « de clarification » peut être réalisé avec le jeune, son entourage, (et demandeur). Cet entretien n’est pas une intervention clinique

Objectifs ?

  • Expliquer le fonctionnement du dispositif de case management,
  • Recueillir si possible l’accord du jeune et celui de ses représentants légaux,
  • Identifier les besoins et la demande du jeune,
  • Identifier ce qui a déjà été tenté dans sa trajectoire de prise en charge/de soins,
  • Identifier ce qui a fonctionné ou pas, dégager des pistes possibles,
  • Identifier les personnes ressources sur lesquels il pourrait s’appuyer et qu’il convient d’inviter à la concertation

S’il n’y pas d’entretien en famille, c’est au demandeur d’éclairer le Case manager en vue d’inviter les professionnels et personnes ressources à la première concertation.

La concertation réunit toutes les personnes impliquées dans la situation d’impasse. Le Case manager peut inviter des professionnels ainsi que des personnes ressources du réseau naturel du jeune qui pourraient contribuer à sortir de l’impasse.

 

La concertation se réalise au minimum avec 2 professionnels.

Elle est animée par le Case Manager qui a pour rôle de soutenir et faciliter le dialogue au sein de la concertation (espace tiers et neutre), d’être le garant du respect des besoins et de la demande du jeune, d’assurer la co-construction d’un plan de soins/services individualisé intersectoriel, de mener si nécessaire les négociations avec/entre les partenaires, voire d’assurer un rôle de médiateur.

La concertation a pour finalité la co-construction d’un plan de soins/services individualisé intersectoriel.

Ce plan identifie consensuellement les objectifs individuels à poursuivre (satisfaction des besoins et demande du jeune) afin de sortir de la situation d’impasse.

Il définit les actions à mettre en place pour les atteindre

Il identifie les professionnels et personnes ressources porteuses de ces actions

Il quantifie le temps nécessaire à leur mise en œuvre.

Autrement dit, Qui fait quoi ? Quand ? Comment ? Dans quelle temporalité ?

Chaque partie s’engage à réaliser les actions convenues ensemble selon les modalités et la temporalité définies dans le plan d’intervention.

Le Case Manager

  • s’assure de la mise en œuvre du plan de soins/services individualisé intersectoriel
  • s’assure qu’il répond effectivement aux besoins et à la demande du jeune
  • s’enquiert des résultats des actions planifiées
  • s’intéresse à leur efficacité
  • enregistre les « désidératas » et les « plaintes » du bénéficiaire et en informe les professionnels et personnes ressources concernés

Quand toutes les actions du plan de soins/services individualisé intersectoriel sont réalisées, le Case Manager procède à l’évaluation.

 

L’évaluation consiste à

  • comparer les objectifs du plan avec les résultats réellement obtenus,
  • apprécier la qualité de la coopération des prestataires,
  • mettre en évidence les moments critiques tout comme les moment positifs de la prise en charge.

Si les objectifs individuels poursuivis sont atteints, il y a lieu de mettre fin au dispositif de case management = fin du processus, Sortie

Si par contre, les objectifs individuels poursuivis ne sont pas atteints, un second passage s’impose afin d’ajuster ou co-construire un nouveau Plan de services/soins individualisé intersectoriel.

 

En pratique :

Case manager archipel :

Jean-Marc HENNAUT

Téléphone :

0468/09.77.20

Mail :

jm.hennaut@archipelbw.be